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Archives Nationales : les fonctionnaires déménagent... et enragent
lundi 21 mai 2012
A l’appel de leur syndicat CGT, les fonctionnaires des Archives nationales devraient cesser le travail aujourd’hui. Une ultime protestation avant la réorganisation du siècle pour l’institution.
A partir de demain, 210 km de dossiers vont progressivement abandonner leur fief historique — le solennel hôtel de Soubise, au cœur du Marais (IIIe) — pour rejoindre un nouveau siège ultramoderne à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis).
Ce grand chambardement fait grincer des dents à la CGT, ultramajoritaire parmi les 400 agents d’accueil, archivistes ou techniciens.
Fâchés de franchir le périph ?
« Absolument pas, proteste Vladimir Susanj, le secrétaire général du syndicat. Le problème, c’est qu’à quelques heures du départ, on est encore dans le flou. » Il dénonce, entre autres, un déficit de « 70 emplois », pourtant promis par le ministère de la Culture, l’absence de « fiches de postes » sur les nouvelles affectations ou de « calendrier précis » des opérations.
Que va devenir le siège parisien des Archives ?
En 2010, le président Nicolas Sarkozy avait pris de court les employés en annonçant sa volonté d’y implanter cette Maison de l’histoire de France, née du très politique débat sur l’identité nationale. Douche froide pour les archivistes ! « Depuis vingt ans, on est totalement saturés, rappelle Vladimir Susanj. Le fondement du déménagement à Pierrefitte, en projet depuis 2004, était de gagner de l’espace, pas de faire de la place pour autre chose. »
Union Locale CGT du 10ème arrondissement de Paris 